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Évolutions poétiques dans les Anciens Pays-Bas de la première modernité

Les chambres de rhétorique

Les chambres de rhétorique trouvent leur origine dans les gildes et remontent au XVe siècle. Si le phénomène de société des chambres de rhétorique a surtout été étudié par les chercheurs à partir des manifestations textuelles antérieures au Traité de Münster (1648), l’activité de ces cercles foisonnants se prolonge jusqu’au XVIIIe siècle.

Les chambres de rhétorique portent des noms comme De Heilige Gheest, De Fonteine, De Mariacrans, De Violieren en de Olijftak, d’Oragne Lelie, Het wit lavendel, De Eglantier. Chacune est vouée à un saint patron et a sa propre devise. D’une manière générale, les membres étaient issus de la bourgeoisie. Certains appartiennent à un milieu de patriciens aisés, tandis que d’autres exercent le métier de marchand ou d’artisan.

Les chambres de rhétorique fonctionnaient comme un lieu de rencontre et d’échange intellectuel. La réflexion abordait tant la morale que la religion et la politique, les prises de position étant souvent novatrices. Initialement, les chambres de rhétorique étaient profondément ancrées dans la dévotion catholique. Les premières pièces interprétaient donc avant tout des matières religieuses. Si diverses opinions en matière de foi ont coexisté dans les chambres de rhétorique, il est également vrai que l’église réformée exerce un attrait indéniable sur ce milieu où la foi est inséparable d’une approche critique et où la Bible se lit en langue vulgaire.

Les chambres de rhétorique se distinguent également par leur production littéraire, essentiellement de nature lyrique et dramatique. Les textes se caractérisent souvent par une grande sophistication formelle et un langage très recherché, fourmillant de mots latins et d’emprunts au français. De nombreux poèmes sont rédigés selon des schémas complexes comme celui du rondeau ou de l’acrostiche. La sociabilité littéraire s’accompagne de concours appelés landjuweel. Ces concours étaient essentiellement de nature théâtrale consistaient essentiellement en des « Spelen van sinne » et se déroulaient sur un fond de réflexion spirituelle et savante. Durant habituellement plusieurs jours, ils étaient parfois de nature cyclique, comme c’était le cas de celui qui avait commencé en 1515 pour se terminer en 1561 à Anvers. 

  • Spelen van sinne scoone moralisacien uut leggingen ende bediedenissen op alle loeflijcke consten waer inne men claerlijck ghelijck in eenem spieghel, Figuerlijck, Poetelijck en Retorijckelijck mach aenschouwen hoe nootsakelijck ende dienstelijck die selve consten allen menschen zijn...op die questie wat den mensch aldermeest tot conste verwect. Anvers : Willem Silvius, 1562. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

 

Pour la langue néerlandaise, le XVIe siècle constitue une période de Renaissance qui se traduit par une volonté de purifier le vocabulaire, la grammaire, la syntaxe sur le modèle du latin. Telle est l’ambition du Twee-spraack vande Nederduitsche letterkunst rédigé par Henrik Spiegel (1584). De nombreuses œuvres de l’Antiquité sont traduites en néerlandais par des intellectuels comme Vondel et Van Mander. L’influence de l’Antiquité alimente d’ailleurs mainte pièce de théâtre.

Les femmes étaient exclues des chambres de rhétorique. Toutefois, Anna Bijns (1493-1575) peut être considérée comme l’une des premières représentantes des rhétoriqueurs. Ses vers, qui prennent souvent la forme de refrains, abordent les sujets de l’amour et du mariage, adoptant un ton qui se fait régulièrement sarcastique. La religion constitue un autre motif prédominant de cette œuvre qui a connu une large diffusion grâce à la presse. Si l’auteure critique rudement les aberrations de l’église catholique, elle fulmine surtout contre Luther. Ces traits se manifestent notamment dans ses Konstighe refereynen.

  • Bijns, Anna. Konstighe refereynen vol schoone schrifture ende leeringen, begrepen in drye verscheyde boecken [...] Anna Biins, maeght ende school-meestersse binnen Antwerpen. Anvers : Hieronymus Verdussen den Jonghere, 1646. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

 

 

Quelques figures emblématiques

Hooft (1581-1647), Bredero (1585-1618) et Vondel (1587-1679), les trois figures les plus emblématiques de la Renaissance dans les anciens Pays-Bas déploient, eux aussi, leurs activités dans les chambres de rhétorique. Les deux premiers se côtoyaient à l’Eglantier, qu’ils allaient cependant délaisser au profit de la Nederduytsche Acadamie fondée par Samuel Coster  (1579-1665) en 1617. Cette chambre de rhétorique, qui portait la devise In liefde bloeyende était aussi celle fréquentaient que  D.V. Coornhert (1522-1590), H.L. Spiegel (1549-1612), Voskuyl (1596 ?-1652) et Roemer Visscher (1547-1620). Vondel, de son côté, fait partie de Het wit lavendel. Cette chambre de rhétorique possède la particularité de rassembler les réfugiés des Pays-Bas espagnols, surtout originaires du Brabant.

 

Joost van den Vondel (1587-1679)

Joost van den Vondel naît à Cologne en 1587, dans un milieu de réfugiés anabaptistes anversois. C’est en 1597 que sa famille arrive à Amsterdam. Son père tient un commerce de soieries que l’écrivain reprendra plus tard. Il est l’auteur d’une œuvre diversifiée, qui s’enracine souvent dans l’actualité, notamment politique. Ainsi, il s’oppose à l’exécution d’Oldenbarnevelt, fustigeant le prince Maurits d’Orange-Nassau dans Palamedes oft Vermoorde onnooselheyd (1625) Vondel se montre aussi engagé en matière de religion qu’en matière politique, comme le montre la foi combattive des Bespiegelingen van godt en godtsdienst. Les thèmes bibliques constituent d’ailleurs une source d’inspiration importante pour cet auteur qui a écrit Lucifer (1654) et Jeptha of Offerbelofte (1659). Traducteur d’Horace, Sophocle et Euripide, Vondel est également marqué par l’influence antique. Les diverses idées intellectuelles de l’auteur nourrissent son œuvre théâtrale et notamment Gijsbrecht van Aemstel  (1637) et Adam in ballingschap (1664). Grand dramaturge, Vondel contribue aussi au recueil d’emblèmes Den gulden winkel der konstlievende Nederlanders (1613). Des helden godes (1620) appartient également à cette tradition.

  • Vondel, Joost van den. Alle de treurspellen van J. v. Vondel [...]. Amsterdam : Joannes Oosterwyk, 1719. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.
  • Vondel, Joost van den. J. v. Vondels Bespiegelingen van godt en godtsdienst. Tegens d'ongodisten, verlochenaers der godtheit of goddelijcke voorzienigheit [...]. Amsterdam : By de Wed. Barent Visscher, 1723. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.
  • Horace. Q. Horatius Flaccus lierzangen en dichtkunst. In het rijmeloos vertaelt door J. v. Vondel. Amsterdam : Luidewijck Spillebout, 1654. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.
  • Vondel, Joost van den. De helden godes des ouwden verbonds. Met kunstige beeldenissen vertoont, en poeetelijck verklaert. Midsgaders : enn Hymnus of lofzangh van de christelijcke ridder, en de Heerlijckheyd van Salomon gerijnt door J. V. Vondelen ; gedicht by wylen Guillaume de Saluste Heere van Bartas, Phenix der fransche poëten ; uyt het fransch in nederuytsch vertaels door J. V. Vondelen. Amsterdam : d'Erve de Wed : Gysbert de Groot, 1727. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

 

G. A. Bredero (1585-1618)

G. A. Bredero (1585-1618), fils de cordonnier, reçoit une formation de peintre auprès de François Badens, un artiste anversois établi à Amsterdam. Les chercheurs ne connaissent toutefois aucune œuvre d’art où Bredero a exercé son coup de pinceau. Quand il prend la plume, il compose des poèmes exploitant le registre burlesque et amoureux, des farces, des tragédies ou des comédies, comme le Spaanschen Brabander Ierolimo (1617), où il exploite l’histoire de Lazarillo de Tormes. Moortje, une pièce représentée en 1615, prend exemple sur Térence. Angeniet est une pièce qu’il laisse inachevée. Elle sera représentée de manière posthume, Jan Starter (1593-1626) ayant entrepris de finaliser la pièce. Son style se distingue par un langage très naturel, apparemment dépourvu de la recherche de la sophistication si caractéristique de ces contemporains.

  • Bredero, Gerbrandus Adrianus. G. A. Brederoods angeniet. Vertoont op d’Oude Kamer in Liefd’ Bloeijende, den xxij. October, 1623. In Amstelredam. Amsterdam : Cornelis Lodowijcksz vander Plasse, 1623. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

 

P. C. Hooft (1581-1647)

Né dans une famille de marchands protestants, P. C. Hooft (1581-1647) se convertit au catholicisme à l’âge mur. Hooft est un humaniste accompli, qui a voyagé en France et en Italie. Il est nommé bailli de Gooi et de Muiden en 1609. La résidence officielle du nouveau dignitaire, le Muiderslot, devient rapidement un lieu de rencontre intellectuel d’un grand rayonnement. Il a écrit des sonnets d’inspiration pétrarquiste, ainsi qu’un recueil d’emblèmes, les Emblemata amatoria (1611).  Ses premières pièces de théâtre reprennent des récits de l’Antiquité. Tel est le cas d’Achilles en Polyxena où se perçoit l’influence d’Ovide. L’œuvre dramatique de l’auteur comporte tant la pièce bucolique Granida, publiée en 1615, que des comédies comme Warenar (1617) qui met en scène la figure de l’avare. Dans des pièces comme Geeraerdt van Velsen (1613) et Baeto (1617), Hooft exploite déjà les thèmes historiques et politiques qui seront au centre de l’intérêt dans les Nederlandsche historiën. Dans cette chronique, l’auteur retrace les péripéties de la guerre de Quatre-Vingts Ans. À l’instar de Tacite, il décrit fidèlement la chronologie des événements depuis l’accession au trône de Philippe II.

 

Constantijn Huygens (1596-1687)

Parmi les intellectuels qui ont visité le Muiderslot, on trouve Tesselschade Visscher et Constantijn Huygens (1596-1687). Constantijn Huygens poursuit une carrière diplomatique et travaille comme secrétaire des Stathouder de la maison d’Orange. Doté de multiples compétences d’homme du monde, Huygens est aussi musicien et compositeur, mais il est surtout connu comme poète, écrivant tant en latin qu’en néerlandais, témoin le recueil  Otiorum libri sex, qui paraît en 1625. D’autres livres de sa plume sont Korenbloemen (1658), Eufrasia : ooghentroost (1647) et Hofwijck. Si Huygens est l’auteur de la farce Trijntje Cornelis (1657), il est cependant moins prolifique comme auteur dramatique.

 

Karel van Mander (1548-1606)

Ce peintre d'histoire, de portrait et de genre, mais aussi théoricien de l'art, poète et biographe, part en Italie en 1574, après une formation de plusieurs années à Courtrai et Tournai. Après un séjour de quatre ans en Italie, il revient en Flandres en passant par Vienne où il travaille avec Bartholomeus Spranger.

En 1583-1584, pour des raisons économiques et religieuses, Karel van Mander quitte les Pays-Bas méridionaux pour s'établir à Haarlem où il s'inscrit comme maître à la gilde de Saint-Luc.

En 1604, son célèbre Schilder-Boeck est publié à Haarlem. Les biographies de cet ouvrage restent des sources primordiales pour la connaissance des artistes flamands et hollandais des XVe et XVIe siècles. Moins connu du grand public, l'introduction de cet ouvrage, Den Grondt der Edel vry Schilder-const est le premier traité théorique de l'art à avoir été édité en dehors de l'Italie. L’intérêt de van Mander pour l’Antiquité ne se retrouve pas uniquement dans les dernières parties du Schilder-Boeck consacrées à l’iconographie des Métamorphoses d’Ovide et aux dieux et héros de l’antiquité. Il publie également une traduction de l’Iliade publiée après sa mort en 1611.

  • Homère. De eerste 12. boecken vande Ilyadas beschreven in't Grieks door Homerum Vader ende Prince alder Poeten. Wt Grieks in Franschen dicht vertaeld door Mr. Huges Salel, Abt van sint Cheron. Ende nu uyt francoyschen in Nederduydschen dicht vertaeld. Door Karel van Mander. Haarlem : Adriaen Rooman, 1611. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

 

 

Les recueils d’emblèmes

Les recueils d’emblèmes sont des ouvrages qui présentent une série d’images symboliques accompagnée de texte. Généralement, l’emblème est introduite par une morale et suivie d’une exposition en vers et d’un commentaire en prose. Ce genre littéraire s’est développé en Italie au XVIe siècle et va devenir très populaire au XVIIe siècle. Les Emblemata d’Alciat, premier recueil d’emblèmes, publié en 1531 va rencontrer un grand succès et fera l’objet de nombreuses éditions et traductions. Le genre se développe dans le nord de l’Europe, notamment chez Plantin à Anvers qui publie les Emblemata de Johannes Sambucus en 1564 et en 1565 le recueil du physicien hollandais Hadrianus Junius. Ce genre littéraire va connaître un très grand succès dans l’ensemble des Anciens Pays-Bas dans la seconde moitié du XVIe siècle et au XVIIe siècle, à travers l’œuvre d’auteurs comme Roemer Visscher, Jacob Cats (1577-1160) et Jan Luyken (1649-1712). Ces recueils d’emblèmes serviront aussi à exposer les doctrines religieuses tant des calvinistes que des catholiques.

 

Jacob Cats (1577-1660)

Jacob Cats, poète, moraliste et diplomate, est connu pour ses recueils d’emblèmes. Il publie son premier recueil, Sinne- en minnebeelden, en 1618. Dans le Sinne- en minnebeelden, les gravures sont accompagnées d’un texte en neerlandais, latin et français. Chaque emblème a une triple signification en lien avec l’amour, la société et la religion.

A travers ses recueils, dont le Spiegel van den ouden ende nieuwen tijdt publié en 1632 est le plus connu, Cats expose la morale des Calvinistes hollandais au sujet de l’amour et du mariage. Il puise essentiellement son inspiration chez les classiques et dans la Bible.

A coté de ces recueils d’emblèmes, Cats publie d’autres ouvrages importants tel que Houwelyck, dat is de gansche gelegenhayt des Echten Staets (1625). Il s’agit d’un des deux grands ouvrages de Cats traitant de l’amour et du mariage. La page de titre montre les six « états » de la femme : demoiselle, amoureuse, mariée, femme, mère et veuve. En 1637 paraît Trouringh, où il poursuit sa réflexion sur le mariage.

Cats a eu une influence importante sur les artistes hollandais du siècle d’or. De nombreuses gravures et peintures font référence de manière plus ou moins subtile à ses poèmes, emblèmes ou histoires. Après sa mort ses œuvres continueront à être éditées et traduites à de nombreuses reprises et un proverbe dit que dans chaque maison hollandaise, il y avait une Bible et un livre de Cats.

  • Cats, Jacob. Huuwelyk, dat is, het gantsche beleyt des echten staats ; afgedeelt in ses hooft-stukken, maeght, vryster, bruyt, vrouwe, moeder, weduwe. Behelsende mede de mannelyke tegen-plichten. Door J. Cats. Amsterdam : Pieter Visser, Jan Graal, en Jan van Heekeren, 17.. .Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Jan Luyken (1649-1712)

Jan Luyken (1649-1712) est aussi bien écrivain que graveur. S’il grandit dans un milieu réformé, il débute sa carrière par la publication d’un livre de poésie amoureuse intitulé Duytse lier (1671). Ensuite, la tonalité change. Un mysticisme proche de Jacob Böhme (1575-1624) anime son recueil d’emblèmes Jezus en de ziel (1678). Désormais, l’œuvre de Luyken prend une tournure très didactique. C’est en 1687 que paraît Voncken der liefde Jesu (1687), le premier recueil d’emblèmes dont l’artiste réalise lui-même tous les textes et gravures. Le résultat frappe par Le résultat présente une remarquable cohérence entre texte et image. L’ouvrage La vie quotidienne et les travaux d’artisans fournissent la matière de Spiegel van 't menschelyk bedryf (1694). Les tendances moralisatrices de l’auteur continuent à se manifester dans les œuvres qui suivent, par exemple Beschouwing der wereld (1708), De zedelyke en stichtelyke gezangen (1709), De onwaardige wereld (1710), Het leerzaam huisraad (1711) et De bykorf des gemoeds (1711). Les gravures de Luyken illustrent aussi l’œuvre historique de Jean Le Clerc Geschiedenissen der vereenigde nederlanden.

  • Luiken, Jan. Zedelyke en stichtelyke gezangen, van Jan Luiken. En den lof en oordeel van de werken der barmhertigheid. Alles met konstige figuuren versiert. Amsterdam : Gerrit de Groot en zoon, 1767. Télécharger le volume complet.  Retrouver le document dans nos collections.
  • Luiken, Jan. De onwaardige wereld, vertoond in vyftig zinnebeelden, met godlyke spreuken en stichtelyke verzen, door Jan Luiken. Amsterdam : by de wed: P. Arentz, en K. vander Sys, 1710. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.
  • Luiken, Jan. De bykorf des gemoeds, honing zaamelende uit allerly bloemen. Vervattende over de honderd konstige figuuren. Met godlyke spreuken en stichtelyke verzen, door Jan Luiken. Amsterdam : de wed: P: Arentz, en K: vander Sys, 1711. Télécharger le volume complet. Retrouver le document dans nos collections.
  • Le Clerc, Jean. Geschiedenissen der vereenigde nederlanden, sedert den aanvang van die republijk tot op den vrede van utrecht [...]. Amsterdam : Zacharias Chatelain, 1730, 3 volumes. Télécharger les volumes. Retrouver le document dans nos collections.

 

Bibliographie

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