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Choisir votre couleur d'OA

Parmi les différentes mesures de soutien à l’Open Access, la priorité de l’ULg va clairement vers l'Open Access Green, à savoir le dépôt des textes intégraux dans les répertoires institutionnels comme ORBi, qui nous paraît être la meilleure manière et la plus efficace de changer le système.

Certaines revues Open Access fonctionnent selon le modèle inversé, c'est-à-dire qu'elles demandent des frais de publication à l'auteur (auteur payeur, mais accès gratuit pour le lecteur). Cette deuxième manière de faire s’appelle pour sa part la voie dorée ou Open Access Gold. C'est le cas des revues BioMed Central, PLoS mais aussi Hindawi par exemple.

Sachez cependant que 2/3 des revues Open Access ne demandent aucune participation à l'auteur ! C'est le cas des revues mises à disposition sur le portail PoPuPS, par exemple. Par contre, le tiers restant, appartenant aux "grandes" maisons d'édition commerciales, et leurs commerciaux ont très vite compris tout l'intérêt financier qu'ils pouvaient tirer de ce modèle commercial. Au départ, la contribution demandée aux auteurs était relativement modeste et responsable : quelques centaines d'euros par article, sachant que, selon les éditeurs eux-mêmes, le coût occasionné par l'organisation du peer reviewing, lequel constitue le rôle le plus important joué par l’éditeur, s'élève à environ 300$ par article.

Mais très vite, ces mêmes maisons d'édition ont fait exploser les prix : 1000, 1500 puis 2000, 3000 et même plus de 4000$ par article. La volonté des universités de mettre à disposition du plus grand nombre la production de leurs chercheurs se mua ainsi en une vraie nouvelle poule aux œufs d'or !!! Nous ne cautionnons bien évidemment pas de telles pratiques, que nous qualifions de unfair gold. De plus, dans un modèle commercial où l’éditeur est (grassement) payé pour publier un article, on peut s’interroger sur le poids des différents critères (scientifiques vs lucratifs) qui motivent la décision d’acceptation ou de refus d’un article.

Les revues relevant du modèle hybride constituent pour leur part une véritable arnaque : il s'agit de revues pour lesquelles les universités paient un abonnement classique, mais dont les auteurs peuvent mettre leurs articles en Open Access moyennant payement de frais supplémentaires. Les éditeurs obtiennent dans ce cas un double paiement : une première fois grâce aux abonnements institutionnels, et une deuxième fois grâce à la contribution des rédacteurs! (Lire à ce propos : Ne tombez pas dans le piège : ceci n’est PAS de l’Open Access !).

De manière plus générale, c’est vous, par vos choix en tant qu’auteurs, qui façonnez le monde de la publication scientifique de demain. En vous informant et en répondant à vos questions, les Bibliothèques de l’ULg veulent être à vos côtés pour opérer ces choix. À bon entendeur…